La Banque centrale russe a annoncé la mise sous tutelle d’une banque au bord de la faillite. Le gouvernement, lui, a décidé de taxer les exportations de céréales afin de circonscrire la hausse des prix.

Après le crack monétaire de la semaine dernière , les autorités russes s’affairent pour colmater les brèches d’une économie au bord du naufrage.

La Banque centrale a annoncé  lundi avoir mis sous tutelle la banque Trust, au bord de la faillite. L’institution va mobiliser près de 30 milliards de roubles (492 millions d’euros) pour renflouer le 29e établissement bancaire russe, mais qui est surtout le 15e en termes de dépôts de particuliers. Cette action est d’importance au regard d’un paysage bancaire très atomisé qui compte près de 800 banques.

La Banque centrale va instaurer une gouvernance provisoire à la tête de la banque Trust le temps de trouver un repreneur qui devrait être “une grande banque russe“. Le sauvetage de cet établissement est une façon d’envoyer un signal aux investisseurs, éviter un effet de contagion, ou pis, une panique qui effondrerait tout le système bancaire russe.

LES EXPORTATIONS DES CEREALES ALIMENTENT LA HAUSSE DES PRIX

D’autre part, le gouvernement russe a annoncé lundi l’introduction de barrières douanières pour limiter les exportations de céréales. Il s’agit d’augmenter l’offre intérieur et ainsi baisser les prix dopés par la chute du rouble.

Cette mesure va être mise au point et présentée au Premier ministre Dmitri Medvedev sous 24 heures, a indiqué le vice-Premier ministre Arkadi Dvokovitch, cité par les agences russes lors d’une réunion gouvernementale. La chute du rouble, qui rend les exportations très rentables pour les agriculteurs, a conduit à une forte hausse des prix du blé en Russie malgré une des moissons les plus abondantes jamais enregistrées.

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