La CCI de région et les onze CCI de Rhône-Alpes ont publié leur suivi de la situation économique. Pour le panel d’entreprises, l’activité économique reste très morose, malgré la perspective de quelques éclaircies à venir. 

L’année 2014 s’achève comme elle a commencé sur le plan économique : sous le signe de la morosité. C’est en tout cas ce qu’indique le suivi économique de la région, réalisé par la CCI de région et les onze CCI de Rhône-Alpes auprès d’un panel de TPE-PME.

Le bilan de l’activité en 2014 est donc négatif pour les TPE-PME rhônalpines. 35 % d’entre elles voient une baisse de leur chiffre d’affaires, contre 30 % une hausse. Les secteurs les plus touchés sont les BTP, le transport logistique et l’hôtellerie et restauration. Le bilan est en revanche positif pour les entreprises de services aux entreprises, et stable dans l’industrie et le commerce de gros. De manière générale, pour les entreprises ayant une activité à l’export le bilan est à la hausse.

L’utilisation des capacités de production reste globalement stable sur un an avec 55 % des entreprises qui disent utiliser normalement ou totalement leurs capacités de production.

  L’activité morose, un frein au développement

Pour les chefs de TPE-PME, le manque de vigueur de l’activité reste le premier frein pour leur développement, il est cité par 67 % d’entre eux. Le deuxième frein est l’instabilité ou complexité réglementaire, évoquée par 33 % d’entre eux, et particulièrement la mise en place du compté pénibilité. Enfin à 27 % les TPE-PME mentionnent la rentabilité insuffisante, surtout les entreprises de BTP et de transport logistique.

Les problèmes économiques des entreprises de la région s’incarnent aussi dans des difficultés de trésorerie. Comme au précédent trimestre, elles sont 38 % à en souffrir. Un peu plus de la moitié des entreprises du BTP sont touchées par des difficultés de trésorerie, une proportion qui a augmenté par rapport à octobre. Sur l’ensemble des TPE-PME qui connaissent des problèmes de trésorerie, 61 % l’attribuent principalement à une insuffisance de chiffres d’affaires, 50 % avancent également des retards de règlement des clients.

 Des entreprises plus optimistes pour 2015

Les TPE-PME interrogées restent 28 % à attendre une baisse de leur chiffre d’affaires pour le premier trimestre, contre 20 % à attendre une hausse. Malgré un solde négatif, ces prévisions sont globalement plus optimistes que celles effectuées il y a un an. Dans l’industrie ou le commerce de gros on trouve les prévisions les plus positives, avec des soldes respectivement de + 8 et + 11 points. A l’inverse dans le BTP les prévisions sont nettement négatives avec un solde de – 33 points. Pour les perspectives de chiffre d’affaires sur l’année, le solde est équilibré avec 22 % des entreprises qui s’attendent à une hausse et 21 % à une baisse.

Une hausse de confiance qui se retrouve aussi dans la vision de la situation économique générale. 25 % des chefs d’entreprises interrogés manifestent un sentiment de relative confiance, contre 19 % en octobre dernier. Pour leur développement, les entreprises comptent en premier lieu sur la conquête de nouveaux marchés (51 %), l’innovation (41 %) et la diversification des activités (35 %).

Pas d’impact sur l’emploi

Même si elles s’attendent à un léger mieux en 2015, les TPE-PME de Rhône-Alpes ne bouleversent pas pour autant leurs plans au niveau de l’emploi et de l’investissement. Début janvier, 11 % des TPE-PME pensaient augmenter leur effectif et 12 % le réduire. Des chiffres stables depuis deux ans. Le recours à l’intérim et aux heures supplémentaires reste lui en recul. La part des entreprises qui comptent investir se maintient au même niveau avec 35 % des TPE-PME qui sont dans la réalisation des investissements programmés et 14 % dans le lancement de nouveaux projets.

 

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