Seuls quinze des dix-neuf gouverneurs de banques centrales nationales votent, selon une fréquence de rotation différente liée à la taille des pays. La Belgique, la Finlande et la Slovénie ne participeront pas non plus au scrutin cette fois-ci.

Pour François Villeroy de Galhau, tout nouveau gouverneur de la Banque de France, le jeudi 3 décembre est marqué d’une pierre blanche: il participe à Francfort à son premier «conseil des gouverneurs de la Banque centrale europeenne» consacré à la politique monétaire. Et pas n’importe lequel. Car depuis le précédent conseil du 22 octobre, Mario Draghi, le président de la BCE, «chauffe» les esprits et les marchés par de multiples déclarations promettant toutes de grandes decisions. Le suspense est à son comble.

Hélas pour le grand argentier français, il n’aura pas voix au chapitre lors de cette grand-messe: il sera privé de droit de vote. S’agit-il d’une période probatoire que l’on impose aux novices pour qu’ils acquièrent expérience et jugement? Pas du tout. François Villeroy de Galhau sera la victime d’un règlement impitoyable, d’une complexité diabolique, mais dont le résultat est d’une simplicité biblique. Si les six membres du directoire de la BCE (dont Draghi) votent à tous les coups, ce n’est pas le cas des 19 gouverneurs des banques centrales nationales. Chaque fois, quatre d’entre eux sont privés de vote, selon une fréquence de rotation différente liée à la taille des pays!

Le Français aura ainsi trois compagnons d’infortune le 3 décembre, ses confrères de Belgique, de Finlande
et de Slovénie. Ils pourront certes s’exprimer et participer aux débats, mais leur avis comptera pour du beurre. Ce règlement cruel est entré en vigueur cette année avec l’arrivée de la Lituanie, 19e pays membre de la zone euro.

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