LUXEMBOURG – La fin du secret bancaire n’est pas la fin de la banque privée au Luxembourg.

«Banquiers privés, êtes-vous prêts pour la prochaine perturbation?». Le Private Bank Group, Luxembourg (PBGL) organisait mercredi, chez KPMG, une conférence sur les changements technologiques qui s’annoncent. Non pas une évolution, mais bel et bien une nouvelle révolution!

«La banque privée est un secteur sans arrêt en mutation. Il faut se préparer à des changements profonds au plan technologique alors que nous avons su gérer les changements liés à la transparence fiscale», dit Pierre Etienne, président du PBGL.

«Même s’il y avait des craintes, la fin du secret bancaire n’a pas entraîné la fin de la banque privée au Luxembourg. Au contraire!», dit-il. La clientèle est devenue plus internationale, plus exigeante.

«C’est la vision et la stabilité du pays qui lui donnent envie de venir. Nous avons tout pour être le hub européen en termes de banque privée et de fonds d’investissement», dit celui qui est également administrateur délégué de Pictet & Cie (Europe) SA.

L’avenir de la banque privée au Luxembourg est donc très optimiste, ce qui est aussi l’avis du ministre des Finances. «Que de chemin parcouru depuis 2013 où le Luxembourg figurait sur une liste noire de l’OCDE… Notre image a bien changé et notre réputation ne souffre plus autant, même si tout n’est pas encore parfait», a expliqué Pierre Gramegna.

Mis en place avec l’apport du Luxembourg, notamment pendant les six mois de présidence, les nouveaux standards de transparence ont changé la donne. La place financière va bien. 2015 aura été une très bonne année.

«Mais les mutations sont perpétuelles. KYC Utilities, Robot adviser, Blockchain, ce n’est pas de la science-fiction, mais les clés de demain pour l’industrie financière et pour le Luxembourg», a dit le ministre, répétant qu’il serait un partenaire à l’écoute.

 

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