L’établissement familial voit son bénéfice net part du groupe progresser de 13 % sur un an.

Dans le sillage des grands mastodontes bancaires hexagonaux, les petites banques familiales ont, elles aussi, signé de belles performances en 2015, à la faveur – notamment – de conditions de marché restées favorables jusqu’à la fin de l’an dernier.

Créée à Marseille en 1825, la Banque Martin Maurel a ainsi publié jeudi des résultats en nette hausse : sur un an, l’activité a progressé de 6,7 % à 102,5 millions d’euros, soutenue par la hausse des commissions perçues par la banque. Dans le même temps, le bénéfice net part du groupe a atteint 19,06 millions d’euros (+13 %). Ces résultats sont d’autant plus satisfaisants que, dans le même temps, l’entreprise a amélioré son coefficient d’exploitation (indicateur de rentabilité en banque privée ramené de 69 % à 67,4 %) et investi, notamment dans ses services informatiques. «  Notre groupe a toujours vécu avec deux poumons : le crédit aux PME, d’une part, et les activités de banque privée, d’autre part. Le crédit aux entreprises étant pénalisé par les nouvelles contraintes réglementaires et par la concurrence, et dans un environnement de taux très faibles, c’est bien le deuxième poumon qui a pris plus de poids », détaille Lucie Maurel Aubert, vice-président et directeur général délégué de la Compagnie Financière Martin Maurel. «  Notre sujet, c’est bien de consolider les liens de complicité entre le client et le banquier, pas d’aller chercher à placer du crédit », soutient-elle. Dans le détail, l’établissement a ainsi connu une hausse des dépôts de la clientèle de 14,8 %, à 2,029 milliards d’euros, due à la fois à la bonne tenue des marchés et à une collecte nette positive. Il a, en outre, «  poursuivi son développement dans le monde associatif et institutionnel », détaille-t-il dans un communiqué. Enfin, «  nous avons eu la main verte dans la gestion d’actifs avec des performances supérieures à la moyenne du marché », détaille Patrice Henri, président du directoire de la Banque Martin Maurel. Mais la vigilance reste de mise pour les mois à venir : parmi d’autres défis, la banque disposant de liquidités abondantes est directement pénalisée par la politique de taux négatifs appliquée par la BCE. Enfin, les conditions de marché si favorables l’an dernier se sont nettement assombries.

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