KBL epb a bien tiré son épingle du jeu en 2015, dans un contexte économique pourtant compliqué pour la banque privée. Après la signature d’un accord aux Pays-Bas, le groupe parle déjà d’une deuxième acquisition pour cette année et rêve secrètement de grandir en France.

Deux semaines après avoir annoncé la signature d’un accord préliminaire avec BNP Paribas Wealth Management pour l’acquisition de la banque privée néerlandaise Insinger de Beaufort, KBL epb a annoncé ce jeudi des résultats qu’Yves Stein juge «appréciables». Le résultat net a grimpé de 22% à 81,3 millions d’euros. Un chiffre qui, selon le group CEO de la banque privée luxembourgeoise, «reflète la pertinence de notre stratégie».

Le groupe revient donc pratiquement au niveau du résultat de 2013 (84,5 millions), mais précise ne plus faire une priorité de franchir la barre des 100 millions. Il s’est en effet donné comme mission d’être un consolidateur de la banque privée en Europe et son patron dit préférer «poursuivre la politique d’acquisitions plutôt que de jouer le résultat».

Trois acquisitions en 18 mois

Il note d’ailleurs que son actionnaire, le holding qatari Precision Capital, a déjà marqué son accord pour encore accroître le périmètre du groupe par croissance externe. Rappelons qu’en 18 mois, KBL epb a intégré l’activité d’UBS Belgique à sa filiale belge Puilaetco Dewaay, a repris la société Hampton Dean en Grande-Bretagne en juillet et vient donc de conclure un accord aux Pays-Bas qui devrait lui permettre de doubler de taille sur ce marché.

«En intégrant Insinger de Beaufort à notre filiale Theodoor Gilissen, nous dépasserons les 20 milliards d’euros d’actifs dans le pays», se félicite Yves Stein. Un marché où, il n’y a pas si longtemps, le groupe ramait encore pour atteindre la masse critique de 5 milliards d’euros d’actifs sous gestion qu’il se donne comme but plancher dans chacune de ses filiales.

Actuellement, seules l’Espagne et la France ne répondent pas encore à ces critères. Chez son voisin français, KBL epb, via sa filiale KBL Richelieu, n’est encore qu’à la moitié de l’objectif.

La banque, qui promet déjà une deuxième acquisition sur l’année 2016, aimerait sans doute qu’elle se fasse dans l’Hexagone. Un marché où elle se doit d’être présente, avec une taille plus conséquente. «La France est une priorité stratégique cette année», admet M. Stein. Il sait que peu d’acteurs sont en vente actuellement et que la concurrence sera rude, mais estime «que l’entrée en vigueur de Mifid II va accélérer la consolidation».

Le résultat ne tient pourtant pas uniquement à la croissance externe. En Allemagne, la filiale Merck Finck & Co a ainsi vu ses actifs sous gestion croître de 25% au cours de l’année 2015. Une performance davantage liée à l’investissement dans les équipes qui commence à produire ses effets.

Enfin, pour l’année 2016, Yves Stein observe que le climat pour la banque privée reste difficile, mais que, malgré cela, le premier trimestre a permis de dégager des chiffres positifs.

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